Il y a un endroit là-bas, une sorte de refuge parmi les arbres,
du côté des maisonnettes pour les stagiaires, derrière le gymnase.
C'est juste à ce moment là que je peux me relâcher, m'allonger sur l'herbe et fermer les yeux.
La bruit du vent, le bruissement des feuilles d'arbres et les chants des oiseaux sont plus clairs
Car le silence règne, les bavards s'entassent plus haut, à se dévisager mutuellement.
Défois j'ai mes écouteurs, d'autres fois je rêvasse juste un peu, quelques instants.
Et ce bout de ciel encadré de trois types d'arbres différents est ce que je vois quand j'ouvre les yeux.
Au fond, c'est bien parmi ces nuages et entre ces arbres que mon esprit virevolte tout le temps que je dois rester en ces lieux.
Mais les voir, les entendre me procure un semblant de sérénité qui m'est salutaire.
Et me donne la force de me relever ...
D'épousseter mes vêtements ...
De saisir mon sac et de ...
Repartir.
Tout en sachant très bien qu'au fond je reste toujours là, à contempler ce tableau magnifique.
Il y a des questions qui ne trouvent leurs réponses que dans le ciel, cachées derrière un nuage ou un rayon de soleil, fondues dans une goutte de pluie, retombant sur une branche d'arbre...